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la mobilisation de l'industrie du livre

 

quelle est la problématique de la gestion de l'eau dans le secteur de l'imprimerie ?

Identification des eaux… Cette fiche s'adresse aux imprimeries de labeur utilisant la technique de l'Offset. Chaque technique d'impression a une problématique «eau» spécifique. On pourra cependant trouver des éléments d'information dans cette fiche pour les techniques de flexographie, sérigraphie ou d'héliogravure
La problématique essentielle de la gestion de l'eau dans le secteur de l'imprimerie réside dans l'utilisation de substances nocives pour l’environnement aux différentes étapes de l'activité qui entraîne la production d'eaux usées chargées en produits polluants.

L'imprimerie utilise assez peu d'eau potable, si ce n'est pour le rinçage. L'économie d'eau en amont n'est donc pas une préoccupation essentielle de cette branche d'activité. Cependant, des possibilités de recyclage d’eau de rinçage sont envisageables dans les étapes films et plaques.
Plus que d'eaux usées, il s'agit de déchets liquides à traiter comme tels. En dehors des eaux domestiques et des eaux de rinçage (sous réserve du respect des dispositions du règlement d'assainissement local), une imprimerie ne devrait rejeter aucun effluent au réseau d'assainissement collectif.

  • ... plus : y a-t-il un intérêt environnemental à utiliser d'autres techniques ?
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y a-t-il un intérêt environnemental à utiliser d'autres techniques ?

Si vous supprimez une étape du processus d'impression, vous supprimez par là-même l'utilisation des produits chimiques qui lui sont associés.
Exemple : utilisation du numérique ou technique de gravure directe, le CTP (Computer to Plate) est une technique qui permet de supprimer l’étape de développement des films. Elle diminue donc très notablement l’impact de l’activité sur le milieu aquatique en supprimant l’utilisation et le rejet de bains de révélateur et de fixateur films.
Le CTP sans chimie est une technique émergente qui permet de supprimer l’étape de développement des films mais également celle de développement des plaques.
L’utilisation de cette technique implique l’équipement de l’entreprise. Le coût de cette démarche doit être envisagé dans son intégralité, coût de fonctionnement et performance environnementale compris (consommables et production de déchets).

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principaux labels européens

Écolabel européen

Ecolabel fabrication et labels | manufacturing & labels | производство бумаги / производители

Le label écologique de l’Union Européenne a été établi en 1992. Il concerne le papier à copier/papier graphique. Son apposition signifie que :
— le produit a été fabriqué en utilisant des fibres recyclées spéciales
— les fibres vierges proviennent des forêts exploitées suivant les principes de la gestion durable ;
— les émissions de soufre et de CO2 dans l'atmosphère, ainsi que la pollution de l'eau, ont été limitées lors de la fabrication du papier

Le Cygne blanc

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Créé en 1989 en Norvège et en Suède, ce label nordique reprend les mêmes critères que l'écolabel européen. Il vise à encourager une conception durable des produits. Il est délivré pour une durée de 3 ans, après quoi il doit être renouvelé.

L’Ange bleu

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Cet écolabel allemand existe depuis 1978. Il assure que le papier est fabriqué avec des fibres 100% recyclées et sans substances dangereuses.

APUR (Association des producteurs et utilisateurs de papier-cartons recyclés)

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Ce label français a été créé en 1992 par l'association APUR. Les industriels s'engagent à inscrire sur ce logo la teneur en fibres recyclées de leur papier.

La boucle de Moebius

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Ce logo indique le teneur en matières recyclées. Les bonnes pratiques de l'utilisation de ce logo sont régies par la norme ISO 14021.

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le Forest Stewardship Council (FSC)

Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation non-gouvernementale sans but lucratif. Il a été créé en 1993 par un groupe représentatif de diverses organisations provenant de 25 pays. Ces organisations comprennent des groupes environnementaux, sociaux, et commerciaux du bois et du secteur industriel forestier.
Le FSC a développé des normes qui déterminent ce qui constitue une bonne gestion forestière. Les forêts dont la gestion est évaluée de façon indépendante et qui se conforment aux P&C peuvent être certifiées comme étant bien gérées selon le FSC. Tous les projets de certification selon la norme FSC doivent impliquer des parties intéressées nationales et internationales. Les parties intéressées sont représentées par des individus ou groupes impliqués ou affectés par l’aménagement forestier, souvent parce qu’ils vivent des ressources forestières, ou à proximité de ces forêts.  D’autres groupes peuvent avoir des préoccupations environnementales ou sociales par rapport à l’exploitation de la forêt, ou encore des préoccupations liées à la santé et à la sécurité des travailleurs.

Le FSC a trois rôles :
1. Contrôler la mise en place de normes régionales, développées à l'échelle régionale avec les parties prenantes, et s'assurer qu'elles rencontrent les Principes et Critères et les politiques du FSC.
2. Accréditer des organismes d'enregistrement, des tierces parties qui pourront accorder le certificat FSC à des exploitations forestières et à des chaînes de traçabilité.
3. Développer des réseaux d’offre et de demande.

La certification :
La certification forestière est un processus consistant à évaluer une bonne gestion forestière, c’est-à-dire une gestion qui tienne compte de l’environnement et des impacts sociaux tout en étant économiquement viable.
Les produits qui proviennent d’une forêt certifiée peuvent être identifiés par une étiquette démontrant que la forêt est bien gérée. Ainsi, cette identification permet de garantir l’origine des produits aux consommateurs, détaillants, gouvernements, et investisseurs. D’importants détaillants d’Europe, d’Amérique du Nord, et d’ailleurs dans le monde se sont engagés à ne commercialiser que des produits forestiers provenant de forêts bien gérées.

Quelles sont les exigences?
Pour l’obtention d’un certificat de chaîne de traçabilité (CDT), le vérificateur d’un organisme d’enregistrement accrédité par le FSC évalue l’entreprise pour déterminer si un système de manutention et de suivi approprié est en place pour s’assurer que les produits certifiés FSC ne sont pas mélangés à des produits non certifiés. L’entreprise doit démontrer que l’intégrité du flux de produit n’est jamais compromise.

Acheter des produits certifiés :
Cherchez des produits (bois, meubles, papier...) qui affichent le logo FSC, il assure que la forêt d'origine a été aménagée de façon responsable pour l'environnement et les communautés humaines qui en dépendent.

On trouve déjà dans la plupart des pays de l'espace alpin des forêts certifiées FSC : sur l'ensemble de la Suisse, la surface de ces forêts dépasse 70'000 hectares, en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie, et au Liechtenstein, plusieurs régions de forêts ont reçu ce label.

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Imprim'vert®

Pourquoi une action en direction des Imprimeurs ?
Tout au long de la chaîne graphique, l’utilisation de produits chimiques et dangereux entraîne la production de déchets dangereux. Ces déchets doivent suivre une filière d’élimination appropriée et conforme, de la collecte à l’élimination finale. Or, dans une grande majorité des imprimeries, ces déchets toxiques produits en quantités dispersée (DTQD) sont difficiles à capter par les collecteurs et finissent pour la plupart dans les réseaux d’assainissement ou dans les ordures ménagères. Ces mauvaises pratiques, liées à un manque de connaissance des obligations réglementaires, à des habitudes anciennes ou à un déficit structurel d’offre de service, sont préjudiciables pour l’environnement.
L’objectif de l’opération est donc de sensibiliser les imprimeries, de les inciter à mieux gérer leurs déchets dangereux et de les accompagner dans la mise en place de cette nouvelle gestion.
Pour adhérer à Imprim'vert®, l’imprimeur devra satisfaire à un certain nombre de critères définis région par région : faire éliminer correctement ses déchets dangereux, comme les fixateurs et révélateurs de films et plaques, les solvants usagés, les boîtes d’encre vides et résidus d’encre, et les chiffons souillés. Une fois ces conditions remplies, l’imprimeur pourra disposer du logo Imprim'vert® et l’utiliser à sa convenance pour ses supports de communication.
En résumé, IMPRIM’VERT est une garantie de qualité qui renforce les valeurs éco-citoyennes, et implique les imprimeurs dans une démarche de production où le respect de l’environnement est une donnée majeure.

Objectifs
Utilisateurs de révélateurs et fixateurs, de solvants… les industries graphiques, industries de très haute technicité, sont sensibles aux impacts environnementaux que leur activité peut engendrer. Parce qu'il faut que des actions spécifiques soient mises en œuvre, l'action Imprim'vert® est proposée aux professionnels du secteur.
L'objectif est d'aider les entreprises dans leurs démarches d'amélioration en leur apportant des solutions simples, concrètes et adaptées au métier.

Cahier des charges Imprim'vert®
— respecter des critères simples …
— gérer les déchets dangereux avec soin,
— sécuriser le stockage des liquides dangereux afin d'éviter toute pollution accidentelle, etc
— exclure les produits étiquetés toxiques (tête de mort) dans les ateliers offset
… c'est obtenir la marque Imprim'vert®, marque reconnue et promue auprès de la clientèle et des partenaires des industries graphiques.

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qu'est-ce qu'un papier recyclé et quelles sont ses exploitations possibles ?

Pour satisfaire nos besoins, souvent futiles, en papier, des millions d'hectares de forêts sont abattus chaque année. Des forêts qui ne sont pas forcément gérées durablement et qui voient donc leur écosystème irrémédiablement détruit. Au niveau mondial, 42% du bois exploité commercialement sert à fabriquer du papier et 17 % du bois utilisé provient de forêts vierges ! C'est-à-dire de forêts anciennes dont la richesse biologique doit être absolument préservée pour assurer notre avenir. En Europe, les papetiers ont progressivement substitué aux forêts naturelles des plantations, dans une logique industrielle et à grand renfort de pesticides. Cette solution intermédiaire n'est toutefois guère satisfaisante.
En France, 58% de la matière première utilisée par l'industrie Papetière française est aujourd'hui issue des papiers et cartons récupérés. Ce taux important fait de l'industrie papetière la première industrie de recyclage en France ! En 2004, 6 millions de tonnes de papiers-cartons récupérés ont repris le chemin du cycle papetier, soit autant de volumes qui ne seront pas incinérés ou mis en décharge. Sur les dix dernières années, le recyclage des papiers et cartons a ainsi connu une progression annuelle moyenne de 4,3% en France (Confédération Française de l’Industrie des Papiers, 01/2006).

La fabrication de papier non recyclé :
— nécessite 2 à 3 tonnes de bois (environ 17 arbres) pour la fabrication d'une tonne de papier. Alors qu'avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé
— nécessite d'importantes quantités d'eau pour extraire la cellulose : 60 litres d'eau par kilo de papier. La production de papier 100% recyclé économise environ 90% d’eau
— demande jusqu'à 5 000 kWh d'énergie pour sécher une tonne de papier contre 2 500 kWh pour une tonne de papier recyclé. Ainsi, la production d’une seule feuille blanche de format A4 nécessite autant d’énergie qu’une ampoule de 75 W allumée pendant une heure 7
émet des polluants comme le dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre anthropique et des composés soufrés responsables notamment des pluies acides. Le papier recyclé émet deux fois moins de CO2
— contamine l'eau utilisée avec des matières organiques, surtout des organochlorés si le blanchiment de la pâte fait intervenir du chlore (procédé de plus en plus rare). Ces substances dangereuses, souvent cancérigènes, persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les chaînes alimentaires. Le recours aux produits chimiques dans la fabrication de papier recyclé est supprimé au stade de la production de la pulpe et nettement diminué au stade du blanchiment, quand il a lieu. Ainsi, la charge des eaux usées en organochlorés (comme les dioxines, les PCB...) est fortement réduite.
— génère inévitablement d'importantes quantité de déchets, qu'il faut exploiter : ces matières ne doivent plus, depuis juillet 2002, être incinérées ni enfouies. Dans une entreprise, c'est en moyenne 80 kg de papier par an et par personne qui sont utilisés.

Chez les papetiers qui pratiquent le désencrage, les résidus de cette opération sont valorisés dans la production de matériaux de construction pour les résidus minéraux, et d'engrais pour les résidus organiques. Dans le cas de l'incinération des déchets papiers, les éléments polluants que constituent les boues de recyclages sont rejetés dans l'atmosphère, puisqu'ils ne sont pas intégrés au moment du processus de recyclage, mais lors de la fabrication du papier et de son impression.

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tour d'horizon

en Europe
Les efforts devraient continuer à porter leurs fruits car lorsqu'on dépend de moins en moins de la terre, et que les revenus augmentent, on se préoccupe de la protection de l'environnement et on met en place des cadres politiques et institutionnels valides. L'Europe représente quelques 17 %des terres émergées de la planète mais compte un quart des ressources forestières mondiales, soit environ 1 milliard d'hectares, dont 81 % en Fédération de Russie.
Les forêts couvrent 36% du territoire européen. Chaque année, la forêt européenne s’accroît de plus de 500 000 hectares. En France, l’espace forestier progresse de 40 000 hectares par an. Plus de 80% des forêts européennes sont soumises à des plans de gestion écrits ou suivent des référentiels qui visent à leur gestion durable. Pour renforcer cette démarche, des systèmes de certification PEFC ou FSC ont été mis en place. 35% des forêts certifiées dans le monde sont en Europe. Plus de la moitié de la superficie totale des forêts de l’UE est déjà certifiée.

en Amérique du Sud
Il y a peu de chances que le rythme de la déforestation régresse dans un avenir proche, et ce en dépit de la faible densité démographique. Les prix élevés de la nourriture et du carburant favoriseront le défrichement continu des forêts pour les pâturages, les cultures fourragères et vivrières et les biocarburants.

en Amérique du Nord
Le proche avenir de la foresterie d'Amérique du Nord dépendra de la rapidité avec laquelle la région renverse le récent ralentissement de l'économie et son impact sur la demande de bois et de produits ligneux, notamment aux États-Unis, selon le rapport. Le secteur forestier devra également relever les défis du changement climatique, y compris la fréquence et la gravité croissantes des feux de forêt et les dégâts causés par les espèces invasives de ravageurs.

en Afrique
On prévoit que la disparition des forêts se poursuivra aux rythmes actuels. La demande et le prix croissants de la nourriture et de l'énergie exacerberont la situation, en particulier à mesure que les investissements accrus dans les infrastructures ouvrent de nouvelles zones. La fréquence croissante des sécheresses, la raréfaction des disponibilités en eau et les inondations mettent à dure épreuve les mécanismes d'adaptation au niveau local et national et compromettent les efforts de gestion durable des forêts africaines.

en Asie et dans le Pacifique
Ils abritent plus de la moitié de la population mondiale avec quelques-uns des pays les plus densément peuplés de la planète, la demande de bois et de produits ligneux devrait continuer à progresser parallèlement à la croissance de la population et des revenus. L'accroissement de la demande de produits primaires dû à l'industrialisation rapide des économies émergentes devrait se traduire par la conversion des forêts dans d'autres pays, qu'ils appartiennent à la région ou non. Si la région est en tête du classement pour les forêts plantées, elle continuera néanmoins à dépendre du bois d'autres régions, car les contraintes de terre et d'eau risquent de compromettre l'autosuffisance en bois et en produits ligneux.

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imprimer sur papier recyclé

Comment expliquer que le papier recyclé ait une aussi mauvaise réputation et qu’il soit aussi peu utilisé, en particulier par les éditeurs ? Une image trop « écolo » et donc un peu ringarde ?
Sans doute, mais ce n’est pas suffisant. Pour beaucoup de monde, y compris parmi les professionnels de l’édition et les responsables de fabrication ou d’achat de papier, le lien entre la destruction des forêts primaires, les menaces que cette destruction représente pour notre planète et le papier utilisé pour l’édition reste à faire. Le seul impact connu sur l’environnement de l’industrie du papier est lié à l’usage du chlore.
Un autre argument revient souvent : le public exige du papier de plus en plus blanc et trouve que le papier recyclé n’est pas assez blanc. Les mentalités ne sont pas prêtes ou, plutôt, les éditeurs ne sont pas prêts.
Et le prix ? Dans un secteur où les marges sont très faibles, tout surcoût peut poser de gros problèmes. L’argument du prix du papier recyclé peut donc être déterminant. Actuellement, il suffit de vouloir acheter une ramette de papier recyclé pour se rendre compte qu’il est plus cher. Mais, curieusement, à la sortie de l’usine, il était moins cher, puisque le papier recyclé est moins cher à produire. En fonction des circuits de distribution, des fournisseurs, des marges ou commissions et surtout des volumes commandés, les différences de prix, à qualité égale, peuvent être considérables.
Pour les petites maisons d’édition, la situation est particulière. La plupart du temps, elles n’achètent pas elles-mêmes le papier, mais passent par leur imprimeur. Celui-ci, souvent réticent au papier recyclé, craignant – sans raison – pour ses machines, ne disposant pas de stock, va donc facturer l’achat de quelques centaines de kilos de papier avec une différence de prix rédhibitoire pour l’éditeur…
Évidemment, plus l’usage du papier recyclé se développera, plus les prix du marché vont baisser. On ne peut qu’encourager les petites maisons d’édition – souvent les plus motivées pour adopter une attitude exemplaire en matière d’environnement – à faire un travail pédagogique à destination de leur imprimeur, à chercher à mutualiser leurs achats, par exemple avec d’autres éditeurs, ou à s’adresser directement aux producteurs de papier recyclé, toujours demandeurs de nouveaux clients, surtout parmi les éditeurs où l’usage de leurs papiers est très valorisé. une démarche de production où le respect de l’environnement est une donnée majeure.

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la mobilisation dans quelques pays

en France
En France, Greenpeace a lancé en 2004 le projet Plumes vertes, qui est la déclinaison française de la campagne internationale de sensibilisation du monde de l’édition. À cette époque, pratiquement aucun éditeur n’avait adopté une politique d’achat de papier respectueuse des forêts primaires, à l’exception de petites maisons d’édition très écologistes, comme Terre vivante. Le travail de sensibilisation était donc considérable, d’autant que les réticences étaient grandes et que les rares éditeurs motivés pour passer au papier recyclé avaient été découragés par les prix annoncés par leurs imprimeurs. Un an plus tard, à l’occasion du Salon du livre de Paris de mars 2005, seul Glénat avait publié une anthologie de dessins sur le changement climatique, en partenariat avec… Greenpeace.
En revanche, de nombreux auteurs commençaient à s’engager en faveur de la protection des forêts primaires. Le premier n’est pas le moins prestigieux : Claude Lévi-Strauss. On peut également citer Pierre Bordage,, Jean-Pierre Andrevon, Frédéric Beigbeder,, Yves Frémion, Joseph Joffo, Mathias Malzieu, Amélie Nothomb, et Fred Vargas, parmi plus de 200 auteurs ayant signé en faveur du projet Plumes vertes.
En novembre 2005, les éditions Gallimard ont sorti le dernier épisode de la saga Harry Potter sur du papier certifié FSC (Forest Stewardship Council). Le FSC est une certification forestière indépendante qui garantit une gestion durable des ressources forestières. Les papiers certifiés FSC sont des papiers « classiques » à base de fibres vierges, ce ne sont donc pas des papiers recyclés. Pour les ONG comme Greenpeace ou le WWF (World Wildlife Fund), c’est la seule certification forestière crédible. Pour les éditeurs, l’utilisation de papiers certifiés FSC est une solution qui permet d’éviter la destruction des forêts primaires sans changer de qualité de papier. Évidemment, l’usage de papier recyclé est à privilégier. Mais, dans un premier temps, le développement de la certification FSC évite d’avoir à changer de qualité de papier tout en faisant un geste clair en faveur de la protection des forêts anciennes de la planète.
En janvier 2006, c’est au tour de l’ensemble de la collection Babel des éditions Actes Sud de basculer vers le papier recyclé, puis, en mars, le dernier roman d’Aurélie Filippetti, Un homme dans la poche, aux éditions Stock. Aujourd’hui, chez la plupart des éditeurs, au moins un livre a été publié sur du papier recyclé ou certifié FSC.

au Canada
Depuis plus de quinze ans, Greenpeace mène des campagnes pour lutter contre la destruction des forêts primaires, notamment au Canada, dans la province de Colombie-Britannique, pour mettre fin à la pratique prédatrice de la coupe à blanc.
En 2000, Greenpeace et d’autres organisations non gouvernementales (ONG), dont le Sierra Club, ont lancé, toujours au Canada, le projet « Markets Initiative ». Cette structure travaille avec les éditeurs, papetiers et imprimeurs, pour que l’usage de papier respectueux des forêts anciennes se développe dans le monde de l’édition au Canada. En 2003, cette campagne prend un nouvel essor avec la publication du précédent épisode d’Harry Potter par l’éditeur canadien Rain Coast, sur du papier 100 % recyclé. L’engagement de l’auteur du plus gros tirage de l’édition en faveur d’une attitude écoresponsable pour l’impression de ses livres a permis de faire connaître cette démarche et, depuis, plus de 60 éditeurs canadiens ont changé leur politique d’achat de papier.
Plus qu’une prise de conscience aléatoire, même pour sauver les dernières forêts primaires, la publication d’un Harry Potter 100 % recyclé a probablement beaucoup fait pour faire évoluer le monde de l’édition au Canada, puis dans d’autres pays occidentaux. Tout d’abord, le choix d’un papier recyclé peut être valorisé par un éditeur comme un argument marketing. Se positionner clairement comme une entreprise engagée dans le développement durable peut être, pour une maison d’édition, une stratégie de communication. Par ailleurs, des entreprises comme Hachette en France ou Random House en Allemagne, sont très sensibles à leur image.
Le choix qu’a fait Rain Coast de répondre favorablement aux demandes de J.K. Rowling a montré autre chose : un auteur peut demander à son éditeur d’être édité sur du papier recyclé et cela peut marcher…

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