Tilda Lovi, Paris

Je me dois Un blog-un blog ! m’offre-t-on à hauts cris…

Oui, mais sur quel air littéraire et artistique bloguer, alors que j’ai tant envie d’aller voir de près les tortues géantes et lézarder sur les plages de sable fin au soleil. Très loin. Sous quel soleil ? J’ai beau ratisser la nuit le Net, en quête du repos idéal, rien ne me met l’eau à la bouche. Tous ces hôtels, ces buffets à gogo et ces cocktails exotiques, pouah ! C’est que je ne suis guère routarde en la matière : je n’ai jamais passé des vacances exotiques à l’hôtel. J’étais de l’autre côté de la caméra… Guide touristique tous azimuts à mes heures étudiantes…

Plus tard, ce sont mes amours qui m’ont menée aux quatre points cardinaux, vivre des vies particulières, mémorables, pas touristiques, que je raconterai peut-être un jour… En vérité, j’ai toujours aimé les îles, vraies ou au figuré, et surtout totalitaristes. Ce qui permet, à mon expérience, toutes les folies libertaires. Vrai. Plus l’environnement, le régime politique, est contraignant, totalitaire, fliqué, plus on se sent poussé à exercer sa liberté de penser et d’agir. Totalitairement libre. De penser et créer. Ce que n’iront pas contredire ceux qui l’ont vécu, je pense. C’est aussi un sujet que je développerai peut-être un jour.

Oui, mais tout ça ne me dit pas où je pourrais bien aller me reposer au soleil. Car je suis KO après ces journées, ces nuits, ces années de travail non-stop. La faille du Sumatra s’écarte, ai-je lu, inexorablement. Selon les scientifiques internationaux, un tremblement de terre à coefficient 8 et plus sur l’échelle de Richter menace incessamment sous peu l’océan indien, plus un tsunami ÉNORME. Adieu mes tortues, donc…

Sinon, partout où il fait chaud, c’est la saison des pluies, chaleur moite, air irrespirable ! Le luxe côtoie la pauvreté. Air conditionné ou lourd ventilateur au plafond. Les champignons poussent dans les placards sous les lampes… Chers tropiques !

Ne me reste que ma chère Bretagne, ou quelques îles celtes, sous les vents « Sehnsucht » et « saudade » de Victor Hugo ou Chateaubriand. Grosses vagues charriant l’écume, amoncèlement, éboulement de pierres. Du vert en hiver, des mousses. Ô espace, que je t’aime !

Ou bien rester bien au chaud chez moi et lire mes auteurs préférés (la prochaine fois je vous dirai lesquels).

Si vous avez mieux à proposer à mon âme abattue … Je suis partante !